On a l'habitude des prises de becs violentes et des ripostes virulentes sur le plateau de l'émission On n'est pas couché. Pour autant, la réponse de Michel Onfray à Libération attendue ce samedi soir sur France 2, devrait entrer dans les annales. Son annonce par le philosophe sur Twitter le laisse en tout cas présager.
Tout a commencé le 11 septembre avec une interview accordée par le philosophe au Figaro. Michel Onfray évoquait la photo d'Aylan, cet enfant syrien dont le corps a été retrouvé sur une plage grecque, qui avait bouleversé le monde quelques jours auparavant. "A l'ère numérique, une photo peut-être une manipulation à la portée du premier venu", assurait-il. Une remise en cause la réalité de ce cliché qui a indigné le quotidien Libération, au point d'interpeller le philosophe en Une de son édition. Dans un article intitulé "En réponse à Michel Onfray", le directeur de la rédaction Laurent Joffrin tente de démonter l'argumentaire du penseur. Pour le journaliste, Michel Onfray est atteint de "médiaphobie" et ferait même "le jeu du FN" avec ses propos. Une comble pour celui qui s'est longtemps dit de gauche, connu aussi pour son engagement contre le traité de Maastricht.
Michel Onfray, qui a promis de poursuivre le débat dans l'émission de Laurent Ruquier, choisira-t-il de répliquer vertement ? Verdict samedi 19 septembre à 23 heures, sur la Deux. Plus tôt dans la journée, il répondait déjà dans une chronique sur France Culture. "Il me semble qu'il y a des questions qu'on n'a pas le droit de poser. Du simple fait que des questions seraient par nature de droite. On n'aurait pas le droit de dire le mot 'immigration' ou "islam'. (...) Ou alors il faut faire des réponses obligatoires." Le philosophe s'est moqué: "Et si on commence à ne pas penser comme ça, on est un suppôt du Front national, un défenseur du fachisme, un descendant d'Hitler, un petit fils du maréchal Pétain." "On a diabolisé Marine Le Pen parce qu'on préfère l'insulter plutôt que de voir ce qui l'a rendue possible", dit-il encore sur la radio publique.
