Un retour au calme avant une nouvelle poussée de colère ? Alors que le calme est revenu à Barcelone après une semaine de violences provoquées par la condamnation de dirigeants séparatistes, des associations pro et anti-indépendantistes ont appelé à manifester samedi et dimanche dans la capitale catalane.
Les puissantes organisations indépendantistes ANC et Omnium ont convoqué samedi une manifestation contre "la répression de l'État espagnol" et pour la "liberté" des neuf leaders condamnés le 14 octobre par la Cour suprême espagnole à des peines de neuf à 13 ans de prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017.
"Stop à ce climat de violence"
De son côté, l'organisation Société civile catalane organisera dimanche une marche avec pour mot d'ordre pour "la concorde et pour la Catalogne, ça suffit !". "Nous appelons tous les Catalans à dire stop à ce climat de violence, à la confrontation, à la rupture", a indiqué lors d'une conférence de presse le président de ce collectif, Fernando Sanchez Costa.
En 2017, Société civile catalane avait organisé des manifestations massives à Barcelone contre l'indépendance, une question qui divise les habitants de la région du nord-est de l'Espagne.
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La Catalogne est sous tension depuis la condamnation le 14 octobre de neuf séparatistes, pour la plupart anciens membres du gouvernement régional.
Les multiples manifestations contre cette décision de justice ont dégénéré à plusieurs reprises la semaine dernière en violents affrontements entre manifestants radicaux et forces de l'ordre, qui ont fait près de 600 blessés au total.
Tensions politiques
Alors que la Catalogne a retrouvé son calme le week-end dernier, les tensions se sont déplacées sur le terrain politique avec un nouveau défi lancé mardi aux autorités espagnoles par les partis séparatistes, qui dominent le parlement régional et gouvernent la région.
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Ces partis ont présenté une proposition de résolution, qui devrait être votée cette semaine, dans laquelle ils "s'engagent à continuer" à proposer des motions prônant le droit à l'autodétermination.
Une résolution de ce type n'a qu'un caractère symbolique mais son vote par le parlement régional peut avoir des conséquences pénales pour le président de cette chambre, l'indépendantiste Roger Torrent, qui a autorisé son débat en séance plénière, a mis en garde récemment la Cour constitutionnelle.
