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Une volte-face. Engluée dans les sondages, la candidate du PS à la présidentielle Anne Hidalgo a proposé mercredi soir sur TF1 l'organisation d'une primaire à gauche pour désigner un candidat unique pour la présidentielle, ce dont elle ne voulait pas jusqu'à présent. La maire socialiste de Paris a précisé qu'elle maintiendrait sa candidature si son appel n'était pas entendu. Arnaud Montebourg, lui aussi au plus bas dans les intentions de vote, avait fait un peu plus tôt mercredi un appel similaire à se rassembler, en "offrant" sa candidature" à "un projet commun".

Yannick Jadot : "Je ne participerai pas à une primaire de la gauche"

La réponse de Yannick Jadot à Anne Hidalgo était attendue. Sur Europe 1, ce jeudi matin, le candidat écologiste à la présidentielle lui a opposé une fin de non-recevoir : "Je ne participerai pas à une primaire de la gauche car l'élection est dans quatre mois et demi, il faut être sérieux". Pour Yannick Jadot, "Anne Hidalgo prend acte de l'impasse de sa candidature" avec cette "idée surprise", marquant le "constat d'échec de la candidature du Parti socialiste", alors que la candidate du PS est cantonnée entre 3 et 7% des intentions de vote.

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"Elle a pris acte que sa candidature ne portait pas l'espoir, qu'elle ne pouvait pas rassembler. Vous ne pouvez pas vouloir rassembler et être le plus petit dénominateur commun", a critiqué Yannick Jadot, avant de préciser qu'il "appelle le PS à ne pas avoir une 'candidature quoi qu'il en coûte'". Il s'est adressé "aux électeurs socialistes et à l'ensemble des progressistes et des humanistes : quel est le programme, quelle est la dynamique qui peut gagner cette élection présidentielle ? J'appelle ces électeurs à nous rejoindre et à créer la dynamique".

"Le choix des écologistes, c'est de rassembler très largement. Le rassemblement ne peut pas se faire sur un accord d'appareils, il doit se faire sur un projet", a poursuivi le député européen EELV. Selon lui, malgré les mauvais sondages de la gauche, "on peut encore gagner cette élection, rien n'est joué à la mi-décembre". Donné lui-même dans une fourchette de 6 à 9% des intentions de vote, Yannick Jadot a souligné avoir "déjà fait une primaire" en septembre dernier. "Quand les écologistes ont retiré leur candidature en 2017 (lui-même au profit de Benoît Hamon), ils n'ont pas essayé de trouver un tour de passe-passe passe", a-t-il rappelé.

Fabien Roussel : "Si Anne Hidalgo et Arnaud Montebourg doutent de leurs candidatures, qu'ils nous rejoignent"

Sur France Info, un autre candidat de la gauche a fermé la porte à Anne Hidalgo : Fabien Roussel. "La primaire, c'est fait pour trancher entre untel ou untel. Participer une primaire pour poser la question des personnes, ce n'est pas notre choix", a affirmé le candidat du PCF à la présidentielle. "Nous pensons de notre côté qu'il faut se rassembler derrière un programme ambitieux, capable de répondre aux urgences sociales et climatiques. Nous voulons rassembler autour d'un tel programme", a ajouté le député communiste. Fabien Roussel s'est ensuite adressé à Anne Hidalgo et à Arnaud Montebourg : "Je leur dis 'si vous ne savez pas quoi faire, si vous doutez de votre candidature, alors rejoignez-nous'".

Olivier Faure : "Anne Hidalgo fait une offre courageuse"

Olivier Faure a de son côté défendu la proposition d'Anne Hidalgo. "Ce n'est pas un SOS, c'est simplement une prise de conscience nécessaire. Aucun candidat de gauche ne fait plus de 8%. Si vous aviez un candidat au-dessus de 15%, il faudrait sans doute réfléchir différemment et dire que quelqu'un a fait une percée", a expliqué le premier secrétaire du PS sur France Inter. "Là, aujourd'hui, on a un combat qui se situe entre la gauche et la gauche et qui ne débouche sur rien", a regretté le député socialiste.

Olivier Faure a salué la "lucidité" d'Anne Hidalgo, son "courage" et "son sens des responsabilités". "Elle fait une offre qui est courageuse", a-t-il estimé. Il a ajouté : "Si tous les autres candidats croient qu'ils sont les plus forts, qu'ils viennent le dire dans la primaire et ils la gagneront".

Olivier Véran : "Nous n'avons pas besoin d'imposer de restrictions car les Français savent comment se prémunir du virus"

L'épidémie de Covid-19 continue de flamber : la France a enregistré mercredi un nombre record de contaminations comptabilisées en 24 heures, 72 000 selon Olivier Véran. "Nous n'avions pas connu ça depuis le début de la pandémie", a-t-il souligné sur France 2. Le précédent record, environ 70 000, datait de début novembre 2020. Le ministre de la Santé a par ailleurs précisé qu'un "malade rentre en réanimation toutes les six minutes, majoritairement des personnes immunodéprimées".

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Les pharmaciens "qui le souhaitent" pourront ouvrir désormais tous les dimanches sur les mois de décembre et janvier pour vacciner contre le Covid-19, a annoncé le ministre de la Santé. "Pour simplifier et amplifier la campagne de rappel", Olivier Véran a indiqué signer un "arrêté" qui "va autoriser et inciter les pharmaciens qui le peuvent et le souhaitent à ouvrir désormais tous les dimanches sans limitation sur les mois de décembre et janvier".

"Nous n'avons pas besoin d'imposer de restrictions, puisque les Français savent comment se prémunir du virus : c'est l'apéritif entre amis qu'on va annuler même si c'est la période de fin d'année, ce sont les apéritifs d'entreprise, ces moments de convivialité, des moments de relâchement, où on enlève le masque trop facilement parce qu'on se sent à l'abri", a-t-il ajouté. Selon lui, le respect de ces mesures a déjà eu un "effet de freinage" qu'il faut "amplifier".