Il le reconnaît lui-même. Jean-Luc Bennahmias "détonne" dans la primaire à gauche. La liberté de ton et la décontraction du candidat écologiste contrastent avec la fermeté affichée de Manuel Valls ou d'autres prétendants à l'Elysée.
LIRE AUSSI >> Débat de la primaire à gauche: on a retrouvé Manuel Valls l'autoritaire
Dernière illustration du "style Bennahmias": le candidat a confié ce lundi qu'il n'écartait pas l'idée de voter pour Emmanuel Macron lors de la prochaine élection présidentielle. "Oui, je pourrais voter pour Emmanuel Macron puisque je suis allé avec François Bayrou", a indiqué l'ancien député européen, membre du Modem de 2007 à 2014.
Macron, un homme de "centre-gauche"
Mais un éventuel soutien est assorti de plusieurs conditions. "Celui qui sortira de la primaire sera mon candidat", assure Jean-Luc Bennahmias, qui s'engage à soutenir le vainqueur du scrutin. On verra ensuite comment l'union des forces progressistes se passera." L'ancien journaliste porte en effet l'idée d'une majorité allant de Jean-Luc Mélenchon à Nathalie Kosciusko-Morizet.
Une union entre le leader de la France insoumise, Emmanuel Macron et le vainqueur de la primaire n'est-elle pas utopique? "Non, pas du tout", veut croire Jean-Luc Bennahmias, qui situe l'ancien banquier au "centre-gauche" de l'échiquier politique."
Le président du Front démocrate est par ailleurs revenu sur les moqueries qui ont accompagné ses prestations lors des deux premiers débats télévisés. "Quand on s'expose, on s'attend à subir quelques coups. Je n'en souffre pas, a-t-il indiqué, avant d'ajouter: "les critiques sur le physique et les dents, ça va... La primaire, ce n'est pas Miss France."
