L'année 2020 sera définitivement associée à la pandémie de Covid-19. Mais pas seulement. Hôpitaux sous pression, élection et réformes reportées, économie en berne, débats sur les violences policières et les libertés publiques : l'actualité a été dense en France. A l'international aussi, entre les crises et les secousses sociales, outre en fin d'année, l'élection d'un nouveau président américain. Retour en images sur douze mois historiques.
Janvier : escalade au Moyen-Orient

Le puissant général Qassem Soleimani, a été tué ce vendredi à Bagdad dans un bombardement américain. Chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures de la République islamique, ce personnage charismatique a notamment exercé une influence clé dans les tractations politiques depuis 2018 en vue de former un gouvernement en Irak
© / AFP - Anadolu Agency
Le 3 janvier, le général Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, est tué dans une frappe de drone américaine à Bagdad, après une prise d'assaut de l'ambassade des Etats-Unis par des manifestants irakiens pro-iraniens.
Le 8, l'Iran tire en représailles des missiles sur des bases abritant des soldats américains. Un avion civil ukrainien est abattu "par erreur" quelques heures plus tard par l'Iran, entraînant la mort de 176 personnes.
Janvier : mobilisation contre la réforme des retraites

Un manifestant repousse une cartouche de gaz lacrymogène de la police lors de la manifestation à Paris, du 9 janvier 2020, contre la refonte des retraites
© / afp.com/Abdulmonam EASSA
Le 9 janvier, entre 452 000 (selon la police) et 1,7 million de personnes (selon la CGT) manifestent contre une réforme des retraites visant notamment à créer un "système universel" par points, contre laquelle agents de la RATP ou avocats mènent une grève très dure. Quelque 22 000 amendements au projet de loi sont déposés - un record sous cette législature.
Face à la fronde, le Premier ministre Edouard Philippe a recours au 49-3 et, le 3 mars, le projet de réforme est adopté. Mais le début du confinement, le 17 mars, marque la suspension de la réforme, comme celle de l'assurance chômage, également critiquée.
Janvier : premier mort de la pandémie en Chine

Une femme, un masque de protection sur le visage, passe devant un panneau d'information sur le nouveau coronavirus détecté en Chine, lors de son arrivée à l'aéroport de Londres, le 28 janvier 2020
© / afp.com/DANIEL LEAL-OLIVAS
Le 11 janvier, après l'apparition d'une mystérieuse pneumonie en Chine, Pékin annonce le premier mort officiel d'une maladie ultérieurement baptisée Covid-19, qualifiée de pandémie par l'Organisation mondiale de la santé le 11 mars. En avril, la moitié de l'humanité est confinée afin d'endiguer sa propagation.
De nombreux secteurs économiques sont à l'arrêt et des plans de relance massifs annoncés. Jusqu'à 115 millions de personnes ont été précipitées dans l'extrême pauvreté, selon la Banque mondiale. Le Fonds monétaire international prévoit une contraction de l'économie mondiale de 4,4%.
Janvier : l'hôpital sous pression

Malgré la multiplication des actions, les hospitaliers peinent à se faire entendre.
© / Hans Lucas
Le 14 janvier, plus de 1100 médecins hospitaliers s'engagent à démissionner de leurs fonctions administratives si la ministre de la Santé Agnès Buzyn n'ouvre pas de négociations sur le budget de l'hôpital et les salaires.
Cinq mois plus tard, alors que le secteur est très ébranlé par la pandémie de Covid-19, Edouard Philippe promet des "investissements massifs" et annonce un "Ségur de la Santé". Le 9 juillet, après sept semaines de discussions, le nouveau ministre de la Santé Olivier Véran et les syndicats parviennent à un projet d'accord sur la répartition de 7,5 milliards d'euros promis aux salariés des hôpitaux.
Le Brexit se concrétise

Des manifestants pro-Brexit se sont retrouvés lors d'une "Brexit Day Celebration Party" organisée par le parti "Leave Means Leave" sur Parliement Square à Londres, le 31 janvier 2020.
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Dans la nuit du 31 janvier, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, décidée par les Britanniques en 2016, devient effective. Ce premier divorce européen solde 47 ans de vie commune. En mars débutent de laborieuses négociations sur la future relation entre Bruxelles et Londres, perturbées par le coronavirus et mais ayant abouties le 24 décembre avant l'expiration de la période de transition.
Février : polémique et sortie de scène aux César

Manifestation devant la salle Pleyel à Paris, où se déroulait la cérémonie des César, le 28 février 2020
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Le 13 février, la direction de l'Académie des César, accusée d'opacité et d'entre-soi, démissionne en bloc à seulement deux semaines de la "grande fête" annuelle du cinéma. Lors de la cérémonie, Roman Polanski, visé par des accusations de viol, reçoit le César du meilleur réalisateur pour son film "J'accuse". L'actrice Adèle Haenel quitte la salle en lançant "Bravo la pédophilie !". Fin septembre, une nouvelle Académie exclut les membres de droit comme l'était Polanski au profit de 164 personnes élues.
Février : premier mort du Covid-19 en France

Agnès Buzyn et son successeur Olivier Véran, lors de la passation de pouvoirs au ministère de la Santé le 17 février 2020
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Le 15 février, un touriste chinois meurt à Paris du Covid-19 : c'est le premier décès lié à ce virus signalé hors d'Asie. Le lendemain, la ministre de la Santé Agnès Buzyn démissionne pour être candidate à la mairie de Paris après l'abandon de Benjamin Griveaux touché par un scandale sexuel. Olivier Véran la remplace.
Restaurants, bars et cinémas ferment le 14 mars, crèches, écoles et universités deux jours plus tard. Le premier tour des élections municipales, maintenu le 15 mars, enregistre une abstention record. Le second tour est reporté au 28 juin et marqué par une forte poussée des écologistes.
Mars : la France confinée

La place de la Concorde déserte au 2è jour de confinement le 18 mars 2020
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Le 17 mars la France entame son premier confinement, assoupli le 11 mai et levé partout le 14 juin. Le PIB chute de 5,9% au premier trimestre et le gouvernement lance un plan d'urgence de 100 milliards d'euros pour les entreprises, où les plans sociaux s'accumulent. Plus d'1,6 million de salariés sont en chômage partiel, les précaires s'enfoncent dans la pauvreté.
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Mai-juin : manifestations contre les violences policières

Un policier met le genou à terre, devant un manifestant, en hommage à George Floyd, le 31 mai 2020 à Washington, DC.
© / ROBERTO SCHMIDT / AFP
Le 25 mai, George Floyd, un quadragénaire noir américain, meurt asphyxié à Minneapolis, maintenu de longues minutes sous le genou d'un policier blanc. Les images virales où on l'entend dire qu'il "ne peux pas respirer" déclenchent des manifestations émaillées de violences d'une ampleur inédite depuis les années 1960, réclamant des réformes contre la violence policière et la fin des inégalités raciales sous la bannière "Black Lives Matter" (les vies des Noirs comptent). Les protestations essaiment dans le monde.

Des gens rassemblés place de la République à Paris, le 9 juin 2020, lors d'une manifestation contre le racisme et les violences policières à la suite de la mort de George Floyd
© / AFP
Les 2 et 13 juin, en écho aux manifestations antiracistes qui secouent les Etats-Unis après la mort de l'Afro-américain George Floyd, un appel à manifester contre les violences policières est lancé par le comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme noir mort en 2016 après son interpellation par les gendarmes. Malgré le confinement, 15 000 à 20 000 personnes se rassemblent à Paris.
Le 8 juin, Emmanuel Macron demande au gouvernement "d'accélérer" ses propositions pour améliorer la déontologie des forces de l'ordre et à la garde des Sceaux de se pencher sur l'affaire Traoré, sur laquelle des expertises se contredisent. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner assure d'une "tolérance zéro" à l'égard du racisme parmi les forces de l'ordre.
Juin : François Fillon condamné

François Fillon et son épouse Penelope le 26 février 2020.
© / Martin BUREAU / AFP
Le 29 juin, l'ancien Premier ministre François Fillon est condamné à cinq ans de prison, dont deux ferme, dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse Penelope qui avait fait dérailler sa campagne présidentielle en 2017. Le tribunal assortit la peine d'une amende de 375 000 euros et de dix ans d'inéligibilité, mais sans mandat de dépôt.
Penelope Fillon est condamnée à trois ans de prison avec sursis, 375 000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité. Le couple fait appel.
Août : explosion à Beyrouth

De la fumée s'élève au dessus du ciel de Beyrouth après une explosion, le 4 août 2020
© / afp.com/Anwar AMRO
Le 4 août, une gigantesque explosion fait plus de 200 morts et au moins 6.500 blessés, détruit le port de Beyrouth et ravage des quartiers entiers de la capitale libanaise.
La déflagration, déclenchée par un incendie dans un entrepôt abritant des tonnes de nitrate d'ammonium sans précaution, met à terre une économie déjà aux abois.
Août : crise en Biélorussie

Des milliers de manifestants se sont de nouveau rassemblés dans les rues de Minsk dimanche.
© / AFP
Le 9 août le président de la Biélorussie Alexandre Loukachenko est largement réélu lors d'un scrutin jugé frauduleux par l'opposition et l'Occident. Pendant presque quatre mois, des dizaines de milliers de manifestants réclament son départ chaque dimanche à Minsk. Les meneurs de l'opposition sont emprisonnés ou contraints à l'exil. Au moins quatre personnes sont mortes. Fin novembre l'opposition change de tactique, multipliant les petits rassemblements.
Août : coup d'Etat au Mali

Des militaires défilent dans les rues de Bamako, la capitale du Mali, le 18 août 2020, après avoir capturé le président Ibrahim Boubacar Keïta
© / John Kalapo/Getty Images/AFP
Le 18 août, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta est renversé par un putsch militaire après plusieurs mois de crise politique.
Le putsch, condamné par la communauté internationale, entraîne des sanctions levées après la formation le 5 octobre d'un gouvernement de transition dirigé par Bah Ndaw, qui doit rendre le pouvoir aux civils dans les 18 mois. Bamako envisage de lancer un dialogue avec les djihadistes, une option que Paris, engagé militairement au Sahel, juge impossible.
Août : l'affaire Navalny

Alexeï Navalny à Berlin, dans une image postée sur Instagram le 19 octobre 2020
© / Instagram account @navalny
Le 20 août, le principal opposant russe Alexeï Navalny est hospitalisé après un grave malaise, avant d'être autorisé le 22 à être soigné en urgence en Allemagne. Plusieurs tests montrent qu'il a été empoisonné par un agent neurotoxique de type Novitchok, substance conçue par des spécialistes soviétiques à des fins militaires.
L'opposant accuse le président russe Vladimir Poutine d'être derrière son empoisonnement, allégation "inacceptable" selon Moscou. L'Union européenne sanctionne plusieurs proches du président russe.
Septembre : ouverture du procès Charlie

Des policiers montent la garde à l'extérieur du Palais de justice de Paris, le 2 septembre 2020 pour le procès des attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher
© / afp.com/Thomas COEX
Le 2 septembre, s'ouvre le procès des attentats contre Charlie Hebdo, des policiers et une supérette juive, qui avaient fait au total 17 morts en 2015. A cette occasion, l'hebdomadaire satirique republie les caricatures de Mahomet qui en avaient fait la cible des djihadistes.
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Le 25, une attaque au hachoir par un assaillant pakistanais fait deux blessés graves près des anciens locaux parisiens de Charlie Hebdo. Le nouveau coronavirus atteint tour à tour plusieurs des 14 prévenus, dont trois sont jugés par défaut, et ralentit considérablement le cours du procès. L'accusation réclame la perpétuité pour deux "complices présumés".
Septembre à novembre : feux, ouragans et réchauffement climatique

Le ciel de San Francisco le 9 septembre 2020
© / Brittany Hosea-Small / AFP
Le 9 septembre, San Francisco et d'autres régions de l'Ouest américain se réveillent sous un ciel orange digne d'une scène d'apocalypse, entrainée par les incendies qui ravagent la Californie depuis le mois d'août favorisés par des températures record.
En novembre, deux ouragans dévastent l'Amérique centrale, faisant plus de 200 morts et des millions de dollars de dégâts. Le même mois, en Australie, en pleine canicule, de gigantesques feux ont détruit 40% des forêts de l'île Fraser, la plus grande île de sable au monde, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Sur le continent australien la saison des incendies qui avait démarré en 2019 et s'est achevée fin janvier 2020, après avoir brûlé une superficie plus grande que le Portugal.
Des régions entières aux confins de l'Argentine, du Paraguay, de la Bolivie et du sud du Brésil aussi ont connu des incendies dévastateurs. Selon des données provisoires de l'Organisation météo mondiale (OMM), 2020 sera la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, après 2016.
Septembre : conflit au Nagorny Karabakh

Un casque endommagé et brûlé, le 15 octobre 2020, devant l'hôpital de Martakert, au Nagorny Karabakh, visé la veille par un bombardement
© / afp.com/ARIS MESSINIS
Le 27 septembre, des combats opposent les forces de l'Azerbaïdjan et celles du Nagorny Karabakh, enclave à majorité arménienne disputée depuis des décennies. Erevan accuse Ankara d'envoyer des mercenaires de Syrie pour soutenir les forces azerbaïdjanaises. Bakou affirme que des Arméniens issus de la diaspora combattent au Karabakh.
A l'issue de six semaines de combats (plus de 5000 morts), un cessez-le-feu est signé en novembre sous l'égide du Kremlin. Il consacre la victoire de l'Azerbaïdjan et lui accorde d'importants gains territoriaux.
Octobre : Sophie Pétronin libérée

L'ex-otage française Sophie Pétronin peu après son arrivée à Bamako, le 8 octobre 2020
© / afp.com/STRINGER
Dernier otage français dans le monde, l'humanitaire Sophie Pétronin, 75 ans, est libérée le 8 octobre, près de quatre ans après avoir été enlevée par des djihadistes au Mali. Elle rentre en France le 9.
"Je vais bien, contrairement à ce que l'on pourrait penser. J'ai toujours été respectée, ils ont pris soin de moi, je ne peux pas mentir", a assuré l'ex-otage. "Ils ont fait venir un médecin quand j'étais malade. Il est revenu me voir plusieurs fois", a-t-elle expliqué en précisant que la "première chose" qu'elle voulait c'était "retrouver (mon) fils". Sophie Pétronin avait annoncé précédemment qu'elle s'appelait désormais "Mariam" et s'était convertie à l'Islam.
Octobre : le professeur Samuel Paty est décapité, avant un attentat à Nice

Emmanuel Macron lors de l'hommage à Samuel Paty à la Sorbonne
© / Francois Mori / POOL / AFP
Le 16 octobre, Samuel Paty, 47 ans, un professeur d'histoire qui avait montré des caricatures de Mahomet en cours et était l'objet d'un harcèlement en ligne pour cela, est décapité en pleine rue, à Conflans-Sainte-Honorine, par un jeune Russe Tchétchène radicalisé. Un hommage national lui est rendu. Quatorze personnes, dont un parent d'élève et six collégiens, sont poursuivies.
Le 29 octobre à Nice, un Tunisien tue au couteau deux fidèles et le sacristain de la basilique de Notre-Dame-de-l'Assomption, avant d'être grièvement blessé par des policiers municipaux.

La basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice, le 30 octobre 2020
© / afp.com/Valery HACHE
Le gouvernement présente en décembre un projet de loi contre "l'idéologie pernicieuse de l'islamisme radical" et la haine en ligne, sans reprendre l'expression très controversée de "séparatisme islamiste" employée début octobre par Emmanuel Macron.
Octobre-novembre : un reconfinement et 50 000 morts

Le président français Emmanuel Macron à la télévision dans un café à Marseille, lors de l'annonce du reconfinement du pays, le 28 octobre 2020
© / afp.com/CHRISTOPHE SIMON
Face à une deuxième vague épidémique, un nouveau confinement est décrété le 30 octobre, les écoles restant cette fois ouvertes. Alors que la France franchit la barre des 50.000 décès dus au Covid-19, les commerces "non-essentiels" rouvrent le 28 novembre.
Mais le niveau de contamination reste élevé et le déconfinement, fixé au 15 décembre, s'accompagne de restrictions plus importantes qu'initialement prévu. Restaurants, musées, cinémas, théâtres désespèrent de ne pas pouvoir ouvrir pour les fêtes de fin d'année. Après six mois d'auditions, une commission d'enquête parlementaire conclut à l'unanimité - moins les voix des députés LREM qui s'abstiennent - à un "pilotage défaillant de la crise" sanitaire par le gouvernement.
Novembre : Trump battu, Biden élu

Joe Biden lors de son discours de victoire le 7 novembre 2020 à Wilmington
© / afp.com/Jim WATSON
Le 3 novembre, les Américains votent pour départager le président sortant, le républicain Donald Trump, et le démocrate Joe Biden, dans un pays divisé à l'extrême.
Après quatre jours d'attente tendue, l'ancien vice-président de Barak Obama franchit le seuil des 270 grands électeurs, remportant la course à la Maison Blanche. Donald Trump crie sans preuve à la fraude, et refuse de reconnaître sa défaite. Selon les résultats certifiés par les Etats américains il a obtenu 46,8% des voix, contre 51,3% pour Joe Biden.
Novembre : crise autour de la loi sécurité globale

Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 20 novembre 2020
© / Bertrand GUAY / AFP
Le 20 novembre, les députés votent dans un climat tendu l'article 24 de la proposition de loi sur la sécurité globale. Vivement contesté par les journalistes et les défenseurs des libertés publiques, il prévoit notamment de pénaliser l'usage "malveillant" d'images des forces de l'ordre.
Les vidéos, diffusées sur les réseaux sociaux, de l'évacuation violente d'un camp de migrants à Paris, puis du tabassage par des policiers de Michel Zecler, un producteur de musique noir, suscitent émoi et colère et renforcent l'opposition au texte. Dans cette dernière affaire, Gérald Darmanin reconnaît "des violences inacceptables", tandis qu'Emmanuel Macron dénonce "des images qui nous font honte". Les quatre policiers sont mis en examen et deux d'entre eux écroués.
Le 28, une "marche des libertés", émaillée de violences contre des policiers, rassemble 133 000 à 500 000 personnes en France. Une "nouvelle écriture complète" de l'article controversé, pourtant déjà voté, est décidée. Le 4 décembre, Emmanuel Macron annonce pour janvier la tenue d'un "Beauvau de la sécurité" réunissant représentants des forces de l'ordre, élus et citoyens.
Novembre : Sarkozy devant la justice

Nicolas Sarkozy arrive au tribunal, le 23 novembre 2020 à Paris
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Le 23 novembre, débute le procès de l'affaire dite des "écoutes", dans laquelle Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir promis un avancement au haut magistrat Gilbert Azibert en échange d'informations.
C'est la première fois dans l'histoire de l'après-guerre qu'un ancien président français est jugé pour corruption. Le procureur requiert quatre ans de prison, dont deux ferme, tandis que la défense plaide la relaxe face à "un désert de preuves".
