ALLEMAGNE
Pédophilie : l'inaction de Benoît XVI
C'est un rapport choc, rendu public le 20 janvier et qui risque d'entacher durablement la réputation du pape Benoît XVI. Alors qu'il était archevêque de Munich et Freising, de 1977 à 1982, Joseph Ratzinger n'a rien fait pour écarter, comme il aurait pu le faire, quatre ecclésiastiques accusés d'agressions sexuelles sur mineurs. Des négligences coupables qui ont perduré bien après son départ : "Pendant des décennies, la direction du diocèse a montré beaucoup de compréhension pour les auteurs de maltraitances sur des enfants, mais malheureusement pas pour les victimes", constate le Süddeutsche Zeitung.
ÉTATS-UNIS
Ces machines à voter que convoitait Trump
Faire saisir les machines à voter du pays par le Pentagone. C'est ce que l'ancien président envisageait de faire, fin 2020, alors qu'il prétendait que la victoire de Joe Biden était le résultat d'une fraude. Découvert par une commission d'enquête de la Chambre des représentants, ce projet de décret présidentiel n'a jamais été signé par Donald Trump, mais il révèle jusqu'où le républicain envisageait d'aller pour renverser le résultat. "Les semaines entre le jour du scrutin et l'attaque du Capitole auraient pu être encore plus chaotiques qu'elles ne l'ont été", estime Politico.
ÉMIRATS ARABES UNIS
Les Houthis visent Abou Dhabi
Une semaine après des attaques qui ont fait trois morts, les rebelles yéménites, soutenus par l'Iran, ont lancé contre la cité émiratie de nouveaux missiles balistiques, tous interceptés, le 24 janvier. "Cela met en évidence la menace croissante des Houthis, qui ciblent déjà l'Arabie saoudite voisine depuis des années avec des frappes de missiles et de drones", précise le Financial Times. Abu Dhabi et Ryad interviennent militairement au Yémen depuis 2015 pour soutenir les forces gouvernementales face à la milice chiite, maître de la capitale, Sanaa, et de l'ouest du pays.
SYRIE
Le retour de la menace Daech
Avec des camions piégés et des armes lourdes, des dizaines de djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont pris d'assaut, le 20 janvier, la prison de Hassaké, dans le nord-est syrien, où sont détenus plus de 3 500 des leurs. Plusieurs jours d'intenses combats ont suivi avec les forces kurdes, qui contrôlent la région, faisant au moins 150 morts et poussant près de 45 000 personnes à fuir la ville. "Les autorités kurdes avertissent depuis longtemps qu'elles n'ont pas la capacité de détenir, et encore moins de juger, les milliers de combattants de l'EI capturés au cours d'années d'opérations", rappelle le site d'informations Middle East Eye.
BURKINA FASO
Le président Kaboré renversé
Comme son voisin le Mali, le pays a été repris en main par l'armée, après l'arrestation du président Kaboré, le 24 janvier, à la suite d'une mutinerie dans plusieurs camps militaires. Selon le quotidien Aujourd'hui au Faso, ce coup de force "est le signe d'une lassitude" alors que, ces dernières années, "les civils face au djihadisme ont payé un lourd tribut, les militaires également". Le chef de l'Etat, lors de sa réélection, en 2020, avait promis des résultats dans la lutte contre le terrorisme, mais s'est révélé impuissant à réduire une menace qui concerne une grande partie du Sahel.
UKRAINE
Washington rapatrie des ressortissants
Alors que les bruits de bottes russes se font chaque jour plus pressants, les Etats-Unis ont ordonné l'évacuation des familles de leurs diplomates à Kiev, le 23 janvier, et déconseillent tout trajet en Ukraine et en Russie à leurs ressortissants. "Si elle était attendue, cette décision américaine pose un vrai problème diplomatique, estime The Wall Street Journal. En privé, les diplomates ukrainiens voient l'évacuation de l'ambassade américaine comme un mauvais signal, indiquant que les Etats-Unis admettent l'imminence d'un conflit armé." L'ambassade britannique a aussi entamé l'évacuation de son personnel.
AFGHANISTAN
Les talibans tentent la diplomatie
Pour la première fois, une délégation talibane s'est rendue en Europe afin d'évoquer la crise humanitaire qui sévit en Afghanistan. A Oslo, le 24 janvier, le ministre des Affaires étrangères afghan a discuté de compromis avec des diplomates occidentaux, alors que la famine menace 23 millions d'Afghans. D'après Al-Jazeera, "la délégation afghane se voit rappeler ses promesses de respect des droits de l'homme, un impératif au dégel des milliards de dollars d'aide humanitaire". Ce soutien international, qui représentait 80% des ressources de l'Afghanistan, est interrompu depuis le retour des talibans.
