Le Parlement européen a autorisé ce vendredi Carles Puigdemont et Toni Comin, deux indépendantistes catalans élus députés européens en mai, à s'accréditer pour siéger dès janvier 2020. Les formalités commencées ce vendredi seront finalisées en janvier, a indiqué le Parlement. Les deux élus ont annoncé leur intention de siéger pendant la session plénière du 13 au 16 janvier à Strasbourg
"C'est un jour de joie pas uniquement pour nous mais pour tous les gens qui croient à une Europe fondée sur la volonté des citoyens", a déclaré Carles Puigdemont en français. "C'est la preuve que ça vaut la peine de se battre", a-t-il ajouté. Les deux élus indépendantistes ont montré aux journalistes présents le badge provisoire qui leur a été délivré.
Ils ont été accueillis devant l'entrée du siège bruxellois du Parlement par une élue européenne belge, Assita Kanko, membre de la NV-A (nationalistes flamands), qui les soutient depuis qu'ils se sont réfugiés en Belgique pour échapper aux poursuites engagées contre eux en Espagne pour leur implication dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. "La NV-A nous a beaucoup aidés, mais aussi des membres d'autres familles politiques", a précisé Carles Puigdemont.
La justice a confirmé leur immunité parlementaire
Toutes les entraves dressées pour les empêcher de siéger au Parlement européen ont été levées jeudi par une décision de la Cour de Justice de l'Union européenne, qui a confirmé leur immunité de parlementaires européens depuis le 26 mai, jour de leur élection.
La Cour de justice avait annulé quelques heures plus tôt vendredi l'ordonnance qui les avait empêchés de s'inscrire pour participer à la session inaugurale du Parlement européen le 2 juillet et leur fermait les portes de l'Assemblée.
L'arrêt rendu jeudi par la justice européenne est une "décision historique", ont-ils déclaré. Elle devrait bénéficier au troisième indépendantiste catalan élu député européen, Oriol Junqueras, actuellement emprisonné en Espagne où il a été condamné à une peine de 13 ans de prison pour sédition et détournement de fonds publics.
